Di-Meh – Makala – Junior Goodfellaz – Citadel Lost Kids

Les cultures skate et hip hop se sont réunis pour créer Di-Meh. Son dévouement pour la cause et l’authenticité de ses prestations font sans cesse grimper sa popularité : en couverture des Inrocks qui font de lui un espoir de l’année 2019, tout comme Konbini qui nous donne les 4 bonnes raisons pour lesquelles Di-Meh va tout péter en 2019. Depuis 7 ans, tous les 10 mai, il nous surprend. Après l’avoir écouté, vous n’aurez qu’une envie, celle de rouler avec lui.

Arrogants dès ces premiers textes, il se fait connaître avec sa série de street clip ”suppositoire” et lors de ses apparitions avec le collectif Trapzik. Très vite, il comprend que plus il sera différent, plus il sera remarqué. Chose faite avec le label Colors records qui décide de le signer en 2012 et de développer sa collaboration avec l’unique compositeur Pink Flamingo. Depuis, trois projets sont sorties en libre téléchargement, une dizaine de vidéos ont vu le jours, un show live de plus d’une heure s’est crée. En 2016, son équipe et lui prépare son premier album LP commercialisable, un album fer de lance de sa philosophie Superwak que lui même définit comme sa propre liberté intérieure.

Junior Goodfellaz (Roméo Elvis, L’Or Du Commun, Pure FM), s’emparera des platines pour un set de 2h qui passera bien sûr par le rap, mais aussi par le dancehall, le reggae, et d’autres styles qui vous feront danser !

Loin de l’image du rap que prônent mais détestent les médias, Just Tise League s’inscrit dans un style aux influences multiples : eastcoast, trill, horrorcore ou plus actuelle dans le choix de leurs instrumentaux ni trop trap, ni trop boom-bap, mais souvent très épurés. Bref, ce hip-hop là ne cherche pas à s’enfermer. Les deux MC’s namurois (Patee Gee et Bigbi) allient la culture de la rime et de la métaphore à une recherche de la musicalité et du groove dans le flow. Ce mélange produit un rap réfléchi sans pour autant se vouloir moralisateur, et laisse place à une énergie scénique brute mais toujours bon-enfant.

Le contraste complémentaire que l’on remarque entre le côté incisif de Max V, et la nonchalance de Charly Kid, est le premier point d’entente qui a inspiré le projet « 4 Roues motrices » sorti le 28 juin dernier. Dans des influences musicales venues du sud des Etats-Unis, ce projet se déroule, comme une courte virée en voiture, où l’on observe le paysage et passe par de multiples décors. Les deux mc’s du label namurois Citadel Lost Kids vous font passer par différentes ambiances, de sombre et nerveuses jusqu’à d’autres lumineuses et apaisantes, en s’appropriant, chacun à sa manière, les instrumentales de Tommy Rich, beat maker dans ce même label. Leur musique aborde des thématiques communes au rap mais se concentre aussi sur des ressentis personnels, créant une atmosphère, tantôt de fête, tantôt d’introspection, le tout en se servant d’un rap imagé. Cette collaboration, le temps d’un projet, tente de condenser des moments de vie et de les faire défiler rapidement, comme lorsqu’on est assis à l’arrière de la voiture.